MAMAN

Texte, Interprétation, Scénographie, Mise en scène & Chants: HAMADI

Regard extérieur: Soufian EL BOUBSI

Lumières & Vidéo: Fred NICAISE

Musique & chants: Morgiane EL BOUBSI / Romain DANDOY

 

Hamadi nous avait touchés avec ses précédents spectacles empreints d'humanisme et d'émotions. Il nous revient avec une nouvelle création sur un sujet universel. L'enfant de Papa est en voyage, parti avec sa mère pour rejoindre le père émigré, se retrouve quarante ans plus tard confronté aux derniers jours de sa mère et à son désir de mourir dans son pays natal.

 

Que faire de nos anciens ? Comment l'exil et l'immigration rendent cette question plus tranchante ? Comment les héritiers de ces histoires, à la fois poignantes et cocasses, se mesurent à la fin d'une génération et au choix douloureux du lieu pour le dernier repos ? Entre récit du fils et jeu de la vie de la mère, ce monologue à double entrée nous propose une manière de réinventer ce qui a été vécu à l'éclairage de ce moment crucial.

 

 

 

UN FILS DE NOTRE TEMPS

Avec Marwane El Boubsi
Écrit et mis en scène par Hamadi

Un jeune homme nous fait le récit à la fois poignant et drôle de son engagement dans des combats lointains. Une plongée dans une des grandes questions contemporaines du fait “religieux” et de ses dérives.

Après Sans ailes et sans racines, Hamadi continue à explorer la question des radicalismes et des extrémismes au sein de certaines minorités de notre pays.

REVUE DE PRESSE

Un fils de notre temps (Hamadi)

Marwane El Boubsi, drôle et grave à la fois.

Par Christian Jade rtbf.be

 

"Depuis près de 30 ans Hamadi nous a fait cadeau de nombreux textes politiques, à la fois profonds et drôles sur les religions du Livre ("Dieu"), l’insertion des immigrés (" Papa est en voyage "), ou la confrontation d’un fils islamiste radical et d’un père musulman laïc (" Sans ailes et sans racines "). Cadeau aussi d’un fils connu (Soufian El Boubsi) et de son cadet (Marwane El Boubsi) qui se révèle, drôle et poignant dans Un fils de notre temps ou le retour d’un djihadiste de Syrie. Confronté à une juge imaginaire (nous, le public, en somme) Marwane fait son faux "stand up" rigolard- accent bruxellois revendiqué comme " figure de style "- conquérant d’emblée un public hilare. Le procès se retourne progressivement contre la juge puisque l’accusé devient accusateur et que d’ailleurs un autre personnage, grave, interrompt le récit pour en éclairer la portée. Seul bémol : le texte esquive souvent le thème de la cruauté des djihadistes, qui est central dans la perception occidentale. Marwane exécute cette partition "polyphonique" avec un bonheur communicatif passant, en souplesse, d’un registre à l’autre, du rire au désespoir ou à la froide analyse. Une belle promesse, ce jeune acteur."

 

Podcast de la critique de Françoise Barré dans l’émission « Soir première - Bande de curieux » de la RTBF.


Podcast de l’émission « la conspiration des planche »s (Nicolas Naizy) du 28 octobre 2015.

 

Article de Bernard Roisin dans L'Echo.

 

Article de Marie Baudet dans La Libre Belgique.

 

LES BARBARES

Un homme, terrassé par les difficultés de la vie dans une terre de misère, répond coup pour coup au mauvais sort qui s’acharne sur lui depuis l’enfance. Lorsque quelques beaux signes se révèlent dans sa vie, cet homme, sans crier gare et sans prévenir personne, tourne le dos à ce qu’il a été et décide de tenter la grande traversée vers l’Eldorado.
Cet homme n’est ni un mendiant, ni un gentil qui viendrait faire partie de «l’immigration choisie». Non, c’est un homme violent, irascible, malhonnête parfois qui vient exiger ce qu’il pense lui revenir de droit : le bien-être, le progrès, une vie meilleure... Ce qui ne lui est pas donné, il le prendra. Et ce que les autres ne veulent pas entendre, il le dira !
Un spectacle sur les exils forcés d’aujourd’hui, sur ceux que le désir de pain et de liberté pousse vers le Nord magnétique, l’Occident repu, qui brûlent leur passé pour s’inventer une nouvelle vie. Un spectacle qui prend ses distances avec le mi-sérabilisme qui accompagne habituellement ces thématiques.
À quoi sert l’Autre, l’Étranger, le « Barbare » dans nos vies ?
Et comment le rencontrer en toute égalité ?

 

Texte, scénographie et mise en scène HAMADI
Interprétation Soufian EL BOUBSI
Voix Morgiane EL BOUBSI Musique Michel RORIVE
Lumières Fred NICAISE
Assistanat mise en scène Marwane EL BOUBSI
Régie et constructions Mohamed BEN SALAH

PAPA EST EN VOYAGE

Quelque part au Maroc, un enfant essaie le costume que son père – travailleur immigré en Belgique – vient de lui envoyer. Le costume est trop grand. La photo est prise, celle d’un enfant seul, noyé dans une immense veste grise. Dès qu’il reçoit cette photo si triste, le père fait venir auprès de lui sa femme et ses enfants. Avec l’exil, une autre vie commence.

Dans Papa est en voyage, Hamadi évoque ses souvenirs d’enfance, l’exil, les départs et les retours, les figures chères aujourd’hui disparues, les confrontations entre les langues et les terres berbères du nord du Maroc et les cieux souvent pluvieux mais doux de Belgique, la parole des petites gens, leurs mythes, leurs rêves… L’histoire d’un homme aux prises avec sa propre histoire. Une autre manière de parler de l’immigration et de ses enfants nés et installés dans nos pays.

 

Texte et interprétation: HAMADI

Mise en scène: Soufian EL BOUBSI

Lumières: Fred NICAISE

Production: Compagnie Hamadi

SANS AILES ET SANS RACINES

 

 Dans Sans ailes et sans racines, Hamadi et Soufian El Boubsi sont tous deux intéressés par les grandes questions contemporaines du religieux, de la circulation des idées et des idéaux, du choix de la langue qu’on parle et du pays où l’on vit, du communautarisme, des droits de l’homme, bref de la politique comme questionnement permanent sur le vivre ensemble dans nos cités modernes.

 

Au départ de leur propre expérience, ils ont décidé non pas de livrer leur histoire vraie mais d’écrire une vraie histoire, celle de deux personnages aux choix tranchés : le père, nourri aux Lumières, sera sans concession devant tous les fanatismes ; le fils, lui, séduit par les replis identitaires, remettra en cause la pertinence des choix du père et optera pour la fidélité infaillible aux origines et pour la sécurité de la foi, des valeurs communautaires et des ancrages dits intangibles.

 

La vie comme un immense échiquier sur lequel deux hommes se déplacent : un père et son fils. Un fils et son père. Pendant une heure, nous assistons à une confrontation paroxystique jusqu’au point de non retour. Une sorte de guerre qui est en son point culminant.

 

COUP DE CŒUR DE LA PRESSE – AVIGNON OFF 2009

 

En création saison 2015-2016

 

J’AI TUE MAMAN…

 

UN FILS DE NOTRE TEMPS